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Christiane M,
professeur d'histoire-géographie,

 Ton livre m'a intéressé car il illustre bien les difficultés rencontrées par les émigrés à leur arrivée dans un pays dont ils ne connaissent pas la langue. Tu montres bien les efforts faits par la petite Nina et l'on peut admirer sa ténacité pour apprendre le français et devenir bon élève afin de s'intégrer. Tu nous fais sentir aussi le désenchantement, la déception des premières années pour cette famille qui comme beaucoup d'autres, était venue pleine d'espoir. Certains passages sont émouvants, particulièrement ceux qui évoquent l'ancien drame familial et ses conséquences. Voilà une lecture que l'on ne regrette pas !

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Dominique Heyraud,  conseillère d'orientation,

 C'est l'histoires d'une vie, jetée tout à trac sur le papier. Un récit quasi autobiographique qui fait penser aux jaillissements d'un torrent de montagnes, impétueux, désordonné, violent. L'histoire singulière de cette fille d'immigrants, riche de sa double culture et de sa soif de vivre et d'apprendre et pauvre d'argent autant que de statut

(quelle est ma place ?) nous touche profondément. Nul besoin d'avoir vécu soi-même une situation de migration pour partager ses émotions : ne sommes-nous pas parfois des étrangers à notre propre langue, empêchés de décrire ce que nous ressentons ? Ne sommes-nous pas parfois le "parent pauvre", celui qui est à été spolié, dépossédé, celui qui est en manque de quelque chose ? À la recherche confuse des secrets de famille qui  rampent et sinueux d'une génération à l'autre. La quête inlassable de Nina pour relier son passé, celui de sa famille à ce qu'elle est, en partie malgré elle, elle est universelle. Bien plus qu'un roman, voici une fable, presque une mythologie. Comme certaines pièces d'art brut, elle nous renvoie violemment à nos incertitudes mais donne aussi avoir le dessin épuré, évident, de nos cheminements.

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Bénédicte Menin,
psychologue scolaire

 C'est avec beaucoup d'émotion que j'ai lu l'histoire de Nina... Cette tentative de mieux comprendre, de donner du sens à son histoire personnelle de revisiter les répercussions à l'intérieur de soi dans un récit proche de l'autobiographie, m'a touché. Les mots/maux de cette petite fille sonnent juste, on ne peut avoir que de l'empathie pour cette petite Nina. Le style de ce roman nous la rend parfois si proche qu'on croirait l'entendre et qu'on aurait envie de lui parler, de lui répondre !

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 Simone D,  
professeur de lettres 

Ce livre m'a beaucoup intéressé et m'a fait passer une belle soirée. On n'a pas envie de le lâcher quand on l'a commencé.

 Tous les pères ne sont pas des immigrés mais beaucoup se sont sacrifiés pour leurs enfants et on n'a pas toujours la chance de le leur dire.

 j'ai bien aimé aussi la façon de construire l'ensemble et l'écriture de l'auteure.

 Ces compliments sont très sincères

(sinon je ne prendrai pas la peine d'écrire ce témoignage).

 Félicitations !

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 Jocelyne G,  
retraitée

 

 Fanny, nous nous connaissons depuis très longtemps,  même si nous nous sommes perdus de vue pendant quelques années. nous étions adolescentes et amies, et j'ai toujours l'impression que tu avais laissé ton âme quelque part… Maintenant je sais où ! Et je sais aussi que tu l'as retrouvée.

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 Éric,  
universitaire

 

 Je suis en train de lire Nina, et je me régale ! Je suis très sensible à l'intensité de l'écriture, qui me rappelle par moment Jeanne  Benameur qui est une auteure que j'adore.

Il y a aussi le recul psychologique, la tendresse et l'amour qui sont manifestes pour les personnages, l'intégration d'une profonde compréhension transgénérationnelle. Chapeau !

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 Hélène C, 
F
ormatrice

 Ce livre m'a vraiment impressionné : d'ailleurs je ne vois pas comme un roman, mais plutôt comme une véritable tragédie : on y trouve " le souffle", les éléments tragiques et la construction complexe.  la tragédie publique, historique, sanglante, représentée par l'histoire du franquisme et de la guerre civile, qui a déchiré toutes les familles jusque dans les plus infimes villages, et la tragédie secrète, intime, vécue par la petite-fille exilée et  non-accueillie… Et celle de cette belle femme sacrifiée. Et celle des fils orphelins. Fanny Munz évoque la déchirure sous toutes ses formes, et ce qui est stupéfiant, c'est le contretemps avec cette femme blessée et profondément contrariée qui coud, qui passe inlassablement une aiguille avec un fil… Les pages qui m'ont bouleversées sont toutes celles où on trouve ton beau chant de la terre, celle où Tony vit sa nuit de noces avec sa terre perdue, et puis celle où on retrouve la finesse, l'intelligence, l'élan vital de la petite Nina, inventive, joueuse, et "cassée" dans son élan et sa bonne volonté… Extrêmement poignant, d'autant plus me semble-t-il, qu'il n'y a aucun effet empathique, exagéré, démonstratif, sentimental etc. dans l'écriture. L'horreur de ce qui s'est passé est d'autant plus forte qu'elle n'est pas étalée. Le talent littéraire  de l'auteure est évident, par la force inouïe de suggestions et l'évocation qu'elle est capable de créer. J'ai été secouée par "l'âme de l'Andalousie" à travers ce livre, bien plus qu'en allant visiter " en vrai", c'est une expérience incroyable. Je crois que cette auteure a découvert un chemin d'une très grande valeur et je la remercie énormément de m'avoir fait connaître cette magnifique dimension d'elle.